Un texto envoyé par erreur par la mairesse fait réagir
Mélissa Gélinas
La séance du conseil municipal a pris une tout autre tournure lorsque le sujet du féminisme a été abordé en début de séance lors de la parole des élus, laissant une atmosphère malaisée dans la salle Jean-Despréz à la maison du Citoyen.
L’événement s’est déroulé le 17 mars dernier lorsque la conseillère municipale du Parc-de-la-Montagne-Saint-Raymond, Isabelle Cousineau, et la conseillère municipale de Touraine, Tiffany-Lee Norris Parent, ont partagé un discours inspirant et dénonciateur à propos de la montée du masculinisme et de la violence faite aux femmes.
Par conséquent, lorsqu’est venu le tour de parole du conseiller municipal de Pointe-Gatineau, Marc Carrière, un texto jugé disgracieux de la part de la mairesse à son égard a accidentellement été envoyé à l’ensemble des élus. Il indiquait ceci : « Je ne pensais jamais qu’on applaudirait Marc Carrière. » En lisant le message, le conseiller a décidé de quitter les lieux.
Ce message a été envoyé lorsque celui-ci exprimait qu’il était profondément fier d’avoir, pendant plusieurs années, cuisiné des repas à ses filles lorsqu’elles étaient à l’école primaire. « Je me sens vraiment comme un homme d’avoir fait cela », a-t-il raconté.
Il s’est dit, par ailleurs, très content d’entendre les conseillères prendre position sur cet enjeu de société. À la fin de sa prise de parole, des applaudissements ont eu lieu.
Timmy Jutras, conseiller municipal du Lac-Beauchamp, déplore le manque de bienveillance de la part de la mairesse. « Je comprends qu’il s’agit d’une erreur de bonne foi et que cela a sans doute été mal interprété, mais à la fin, l’erreur a été commise quand même », exprime-t-il.
La mairesse, quant à elle, a tout de même tenu à s’expliquer. « J’ai honnêtement trouvé le message de M. Carrière très beau et très humain », a-t-elle souligné. « Je pense que la façon dont j’ai écrit le commentaire a pu être mal interprétée et je comprends que cela ait pu blesser », ajoute-t-elle.
Elle s’est dite notamment très surprise des propos de son collègue et que c’est pour cette raison qu’elle a envoyé le message. « J’ai beaucoup de respect pour mes collègues et je crois qu’ils le savent », conclut-elle.
Malgré ses excuses, le conseiller estime que Mme Marquis-Bissonnette a « dépassé les limites » et que son geste était très mesquin de sa part. Celui-ci a mentionné s’être senti ridiculisé.
D’un autre côté, la conseillère de l’Oré-du-Parc, Isabelle N. Miron, défend la mairesse. Selon elle, il y a des choses bien plus graves qui se disent autour de la table sans qu’il y ait de scandale. D’après elle, les excuses ont été faites et il faut maintenant passer à autre chose.
D’ailleurs, dans une publication sur les réseaux sociaux, celle-ci a tenu à exprimer que « le féminisme n’exige pas des femmes qu’elles soient parfaites et qu’elles ne commettent jamais de maladresses ».
Trad. : MET

