Stéphanie Fecteau, de l'Université du Québec en Outaouais, figure dans une nouvelle série documentaire intitulée Une journée dans la vie d'un enseignant (Journée de prof), qui examine le travail quotidien et les pressions systémiques auxquelles sont confrontés les professeurs d'université à travers le Québec. Photo : Courtoisie
Stéphanie Fecteau à l'honneur dans un documentaire sur les professeurs québécois
Tashi Farmilo
Stéphanie Fecteau, professeure à l'Université du Québec en Outaouais, est mise à l'honneur dans une série documentaire diffusée depuis le 16 février qui examine le travail quotidien des professeurs d'université à travers le Québec et les pressions qui façonnent la profession. La série en 15 épisodes, intitulée Une journée dans la vie d'un enseignant (Journée de prof), a été produite par Savoir média en partenariat avec la Fédération québécoise des professeurs d'université et est disponible en ligne et à la télévision sur https://savoir.media/details/387249-journee-de-prof.
La série suit des membres du corps professoral dans leurs activités d'enseignement, de recherche, d'encadrement des étudiants et de travail en comité. Elle aborde également les pressions structurelles qui pèsent sur les universités québécoises, notamment la charge de travail importante, les exigences administratives et la concurrence pour le financement de la recherche.
Mme Fecteau a déclaré avoir été attirée par le projet en raison de son objectif déclaré de clarifier ce que font réellement les professeurs. « L'intention de démystifier la profession de professeur a suscité mon intérêt, a-t-elle déclaré. Je voulais montrer la réalité qui se cache derrière les publications et les demandes de financement. »
Elle a décrit ce rôle comme allant bien au-delà des résultats de la recherche. « La carrière universitaire va bien au-delà de la recherche », a-t-elle déclaré, soulignant que son travail comprend la supervision des étudiants, la gestion de projets et la participation à des comités, dont un consacré à la condition féminine. « Le corps professoral est, par essence, un travail relationnel et engagé. »
À l'Université du Québec en Outaouais, Mme Fecteau dirige un programme de recherche sur le stress et le bien-être, axé sur l'amélioration de la qualité de vie des personnes autistes. Ses travaux portent sur le stress chronique et le camouflage social, et explorent des interventions telles que l'équitation thérapeutique, développées en collaboration avec les participants.
« Mon rôle est à la fois scientifique, pédagogique et social, explique-t-elle. Il est scientifique, à travers le développement d'un programme de recherche sur le stress et le bien-être ; pédagogique, à travers l'encadrement d'étudiants et la formation de futurs professionnels en psychoéducation et en psychologie ; social, à travers l'engagement dans des organismes qui promeuvent l'équité. »
La série met également en évidence l'impact des pressions institutionnelles. « Il est vrai que nos conditions de travail influencent notre capacité à innover », a déclaré Mme Fecteau. « Cependant, les demandes de financement sont des occasions d'innover et de relier les connaissances afin de combler une lacune. »
Malgré les attentes en matière de performance, l'élargissement des responsabilités et ce qu'elle décrit comme un équilibre fragile entre vie professionnelle et vie personnelle, elle affirme que l'université reste un lieu de liberté intellectuelle.
« Malgré les problèmes liés au financement, aux exigences de performance et à la multiplication des responsabilités, le milieu universitaire nous offre des possibilités de grande liberté et de créativité », a-t-elle déclaré.
Trad. : BA
