Le projet de dépotoir radioactif de Chalk River inquiète toujours en Outaouais
Drazen Seslija
Le projet d’Installation de gestion des déchets près de la surface (IGDPS) aux Laboratoires de Chalk River suscite une fois de plus des inquiétudes chez les résidents de l’Outaouais et des représentants des Premières Nations, notamment en raison de la proximité du site avec la rivière des Outaouais.
À environ 180 kilomètres en amont de Gatineau, le projet vise la construction d’une installation destinée à accueillir jusqu’à un million de mètres cubes de déchets radioactifs de faible activité. Selon la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN), l’installation prendrait la forme d’un monticule aménagé en surface et comprendrait notamment des systèmes de collecte des eaux de lixiviation et de détection des fuites. Le projet a été autorisé par la CCSN en janvier 2024.
Le dossier a cependant connu un nouveau développement judiciaire cette année. Le 28 mai 2026, la Cour d’appel fédérale a rejeté l’appel des Laboratoires nucléaires canadiens et a ordonné au gouvernement fédéral de réexaminer sa décision concernant le permis délivré en vertu de la Loi sur les espèces en péril. Le tribunal a aussi conclu que le ministre fédéral n’avait pas suffisamment expliqué sa décision d’autoriser les impacts du projet sur des espèces protégées.
C’est dans ce contexte que des représentants de Premières Nations et des groupes de résidents seront réunis le samedi 26 septembre au Centre communautaire Tétreau, au 361 Boulevard De Lucerne, à Gatineau. La rencontre, organisée dans le cadre de l’École citoyenne de l’Université du Québec en Outaouais, commencera à 11 h et se terminera à 15h.
Justin Roy, conseiller de la Première Nation de Kebaowek, prendra part à l’activité avec le scientifique Ole Hendrickson et la militante Chantal Pelletier. Les échanges porteront entres autres sur le projet de Chalk River, les déchets radioactifs et les préoccupations soulevées par les participants en ce qui concerne la protection de l’environnement et du territoire.
Une cérémonie de l’eau sera également organisée au bord de la rivière des Outaouais, sous la direction de Verna Polson, grande cheffe du Conseil tribal de la nation algonquine anishinabeg. Une exposition d’œuvres d’art autochtones ainsi qu’un repas sont aussi prévus avant la discussion, qui se déroulera de 13 h à 15 h.
La rencontre constitue le premier de deux événements consacrés à une réflexion sur une transition énergétique dite « juste », du niveau local au niveau mondial. L’activité est gratuite et ouverte aux résidents

