Gatineau vibre au rythme de la danse avec la 11e édition de Hit The Floor
Jude Osmond et Drazen Seslija
La plus importante compétition de danse multi-styles au Canada était de retour à Gatineau, alors que plus de 3 000 danseurs ont électrisé le Centre des congrès du Hilton du Lac-Leamy en y présentant quelque 1 050 routines, du 18 au 22 mars. Pendant cinq jours, de 7 h à 23 h, les danseurs se sont mesurés les uns aux autres en contemporain, en jazz ou encore en hip-hop pour tenter d’obtenir le plus haut pointage.
La danse étant un sport en pleine effervescence, une journée supplémentaire a été ajoutée à l’édition de cette année pour permettre à davantage de danseurs d’y participer.
« Nous aurions même pu ajouter une sixième journée », a plaisanté Nicolas Bégin, fondateur et directeur général de Hit The Floor.
L’événement d’envergure internationale attire chaque année des participants, des juges et des invités du monde entier. Pour l’édition 2026, 13 pays étaient représentés. M. Bégin a précisé que 72 % des personnes qui prenaient part à l’événement provenaient de l’extérieur de la région.
La compétition Hit The Floor est ouverte à tous les âges, avec des catégories allant de 8 ans et moins (Mini) à 30 ans et plus (Adulte).
Une nouvelle catégorie a été ajoutée à l’édition de cette année : la catégorie PERFORMANCE. Celle-ci accueille les danseurs en situation de handicap ou vivant avec une déficience intellectuelle, offrant un espace inclusif où la créativité, l’expression et le plaisir de danser sont mis de l’avant. Les routines sont présentées dans un esprit de valorisation et de célébration de la diversité.
Les danseurs s’épanouissent dans cet environnement où la passion pour la danse est reine. « Je lui dis de s’amuser, car il y a toutes ces mini-auditions pour s’assurer que tout se passe bien, une superbe scène, un public enthousiaste et des juges qui sont là pour donner leurs commentaires », explique Mija Rabemananjara, la mère d’un participant.
Les entraîneurs savent à quel point cet événement est important pour leurs protégés, et ils prodiguent de précieux conseils aux jeunes danseurs pour les inciter à se dépasser et à rester concentrés lors des moments décisifs.
« J’essaie vraiment de m’imprégner de cette culture, de m’en imprégner pour la transposer dans la danse. [...] En fin de compte, c’est le moment où on met en pratique tout ce que l’on a appris, où on se laisse porter par le moment et où on se fait simplement confiance », explique Christopher Duarte, directeur des compétitions a l’école de danse Not Just Another Dance Studio, à Hamilton.
Il ajoute que c’est très enrichissant pour les membres de son équipe de voir d’autres danseurs se produire sur scène et qu’ils peuvent beaucoup apprendre de cette expérience.
Il va sans dire que monter sur scène lors d’une compétition majeure comme celle-ci, sous le regard attentif de tous, peut être stressant pour les danseurs.
Pour Rasika Sinha, danseuse au Studio de danse Danielle, à Aylmer, la clé est de se concentrer sur soi-même et de rester dans un état d’esprit optimal.
Le Studio de danse Danielle a connu une compétition très réussie, récoltant plusieurs mentions « Hit of the Day » pour les routines présentées.
« Ce qui m’aide, c’est de passer un peu de temps seule, de m’assurer que je me sens forte et à l’aise [...] d’être dans ma bulle, d’écouter la musique que j’aime », explique Rasika.
Elle mentionne également que leur présence est liée à la dynamique de groupe, à la solidarité féminine et à la forte cohésion de son équipe, ce qui l’aide à bien performer. « Je pense que notre objectif est de devenir plus unies », dit-elle.
Avec autant de danseurs de haut niveau sur scène, Rasika a affirmé que l’objectif principal n’était pas de gagner, mais d’offrir une prestation mémorable.
Plus de 40 000 $ en prix et en bourses ont été remis aux participants de l’édition 2026.
En plus de contribuer au rayonnement de la danse à grande échelle, Hit The Floor est un important moteur économique. Cette année, les organisateurs s’attendaient à près de 7,8 millions de dollars en retombées économiques pour l’Outaouais, principalement en raison de l’achalandage de l’extérieur de la région.
La tournée Hit The Floor se poursuit à Saint-Hyacinthe en avril pour se terminer à Québec en mai.

