Gatineau rend hommage à deux femmes inspirantes par la désignation de lieux publics
Sophie Demers
La Ville de Gatineau souhaite commémorer l'apport exceptionnel de deux femmes ayant marqué la collectivité en attribuant leur nom à des lieux publics.
D’abord, le centre communautaire Saint-Gérard, dans le district de la Rivière-Blanche, portera désormais le nom de « centre communautaire Lucille-Phillion ». Les travaux de reconstruction du centre communautaire se poursuivent à la suite d'un incendie survenu en 2021. Le parc où se trouve le centre communautaire Lucille-Phillion conserve le nom de Saint-Gérard.
Lucille Phillion (1921-2011) a été directrice des écoles Saint-Gérard, Saint-Jude et Sainte-Maria-Goretti. Profondément engagée dans la réussite éducative, elle a poursuivi son soutien auprès des élèves en offrant, même après sa retraite, des cours à domicile en français, en anglais et en mathématiques. Très active au sein de la paroisse Sainte-Rose-de-Lima, elle a contribué à de nombreuses initiatives communautaires. Elle s’est également impliquée auprès de Famille Secours, de la guignolée et du comité de la Fabrique, en plus de participer aux projets de rénovation de l’église.
Ensuite, le nouveau parc qui sera aménagé à l'intersection des rues Saint-Louis et René, dans le district de Pointe-Gatineau, sera nommé « parc Hélène-Wallingford-Panalaks ». L'entrée en vigueur de cette désignation est prévue à l'achèvement des travaux, au cours des prochains mois. Les lots visés seront transformés en espaces accessibles à la communauté dans le cadre de la démarche d'aménagement des terrains laissés vacants à la suite des inondations de 2017 et 2019. Le parc comprendra notamment une pergola, des chemins piétonniers, un jardin de pluie, des terrains de pétanque de même que du mobilier urbain.
Hélène Wallingford Panalaks (1920-2016) était une infirmière originaire de Pointe-Gatineau. Diplômée de l'École des infirmières de l'Université d'Ottawa en 1942, elle obtient ensuite un baccalauréat en sciences infirmières (santé publique) en 1955. En 1971, elle reçoit un certificat en alcoolisme et autres toxicomanies de l'Université de Sherbrooke. Récompensée à maintes reprises pour son engagement, elle s'est illustrée par son bénévolat, tant en Outaouais qu'à l'international.
Ces désignations découlent d'une recommandation du Comité de toponymie, entérinée lors de sa séance du 9 février, puis approuvée par le comité exécutif le 25 mars. Une inauguration officielle aura lieu au cours des prochains mois.
« Par ces désignations, la Ville de Gatineau rend hommage à deux femmes au parcours exceptionnel. Leur engagement et leur générosité ont marqué la collectivité gatinoise, et leur héritage continuera d'inspirer les générations actuelles et futures », a déclaré Julie Bélisle, conseillère municipale du district de Limbour et présidente du Comité de toponymie.
Trad. : MET
Illustration numérique du futur parc Hélène-Wallingford-Panalaks, qui sera situé à l’intersection des rues Saint-Louis et René dans le district de Pointe-Gatineau. Crédit photo : Gracieuseté
