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Élections provinciales au Québec : les candidats répondent aux questions du Bulletin


Drazen Seslija et Jude Osmond


À quelques semaines du scrutin provincial du 5 octobre 2026, le Bulletin a soumis trois questions portant sur la santé, la protection des communautés minoritaires ainsi que la démocratie et l’avenir des médias locaux aux candidats et équipes politiques de l’Outaouais. Ces questions vont permettre aux citoyens de comparer leurs propositions sur des enjeux qui touchent directement la région.


À noter que : dans les données obtenues, la liste des candidats a été établie en date du 10 septembre 2026 et leurs réponses ont été récoltées entre le 11 septembre et le 16 septembre 2026.


Voici leurs réponses :


Circonscription de Gatineau


Aboussou, Bertin — Parti conservateur du Québec (PCQ)


Question : Quelles sont vos priorités et préoccupations locales?

Réponse: Lors de mes rencontres et de mon porte-à-porte, la préoccupation qui revient le plus souvent est le coût de la vie. Les familles travaillent fort, mais elles ont de plus en plus de difficulté à absorber le coût de l’épicerie, du logement, du transport et des taxes. Dans une circonscription aussi vaste que Gatineau, cette réalité est particulièrement importante puisque plusieurs citoyens doivent parcourir de longues distances pour travailler, étudier ou recevoir des soins. Je crois que le gouvernement doit commencer par laisser davantage d’argent dans les poches des citoyens. Le Parti conservateur du Québec propose notamment d’augmenter considérablement le montant personnel de base afin de réduire l’impôt sur le revenu des particuliers. Notre cadre financier prévoit également de réduire le gaspillage et certaines dépenses gouvernementales afin de financer les baisses d’impôts tout en protégeant les services publics essentiels. Mais le coût de la vie ne se limite pas aux impôts. Il faut aussi faciliter la construction de logements en réduisant les délais et la bureaucratie inutile, améliorer l’accès aux soins de santé et s’assurer que chaque dollar dépensé par le gouvernement produit réellement un résultat pour les citoyens. Comme député, ma priorité sera de défendre le pouvoir d’achat des familles de Gatineau tout en veillant à ce que les services essentiels demeurent accessibles. Pour moi, une bonne gestion de l’État commence par une question simple : est-ce que la décision que nous prenons améliore concrètement la vie des citoyens?


Question : Comment comptez-vous protéger les communautés minoritaires au Québec ? Qu'est-ce que cela signifierait concrètement pour des institutions telles que les écoles?

Réponse : Le Québec doit protéger le français comme langue officielle et commune, mais cela ne doit pas se faire au détriment des droits fondamentaux et historiques des communautés minoritaires.


Dans la circonscription de Gatineau, cette réalité est très concrète. Nous avons des communautés francophones et anglophones qui vivent, travaillent et élèvent leurs familles côte à côte. Comme député, mon rôle serait de représenter tous les citoyens, quelle que soit leur langue ou leur origine.


Le Parti conservateur du Québec s’est engagé à protéger les droits historiques de la communauté anglophone. Pour moi, cela signifie notamment que les citoyens doivent pouvoir accéder aux services auxquels ils ont droit sans que la langue devienne inutilement un obstacle.

Dans le domaine de l’éducation, les institutions de la communauté anglophone ont une importance particulière. Les écoles ne sont pas seulement des bâtiments : elles contribuent à la vitalité, à la culture et à la continuité d’une communauté.


Je crois donc qu’il faut respecter les droits des communautés minoritaires et leur capacité à participer aux décisions concernant leurs institutions, tout en maintenant le français comme langue officielle du Québec.


Nous n’avons pas à choisir entre protéger le français et respecter les communautés minoritaires. Nous pouvons faire les deux.


Question : Comment, selon vous, le gouvernement provincial devrait-il soutenir le journalisme et la pérennité des médias locaux ?

Réponse : Je demeure optimiste quant à l’avenir de la démocratie au Québec, mais une démocratie forte exige des citoyens informés, des institutions transparentes et des élus accessibles et responsables devant la population.


Les médias locaux jouent un rôle particulièrement important. Dans une région comme l’Outaouais, ce sont souvent eux qui couvrent les conseils municipaux, les organismes communautaires, les enjeux régionaux et les décisions qui touchent directement la vie quotidienne des citoyens. Lorsque ces médias disparaissent, une partie importante de la vie démocratique locale disparaît avec eux.


Le gouvernement doit donc créer un environnement où le journalisme local peut demeurer viable, tout en protégeant absolument son indépendance. Les journalistes doivent pouvoir questionner et critiquer le gouvernement sans craindre que leur financement dépende de la façon dont ils couvrent les élus.


Je privilégie des mesures transparentes, équitables et accessibles à l’ensemble des médias admissibles plutôt que des décisions discrétionnaires prises par le gouvernement.


Comme député, je m’engagerais également à demeurer disponible pour les médias locaux, à répondre à leurs questions et à favoriser l’accès à l’information publique.


Une démocratie saine a besoin de journalistes libres, mais aussi d’élus qui acceptent de rendre des comptes.


Déry, Raphaël — Parti québécois (PQ)

Pas répondu.


Logue, David — Parti libéral du Québec (PLQ)

Pas répondu.


Robertson, William — Coalition avenir Québec (CAQ)

Réponses similaires à Mariana Mefleh (Pontiac).


Tremblay, Emmanuelle — Québec solidaire (QS)

Réponses similaires à Bianca Baldo (Pontiac).


Circonscription du Pontiac

Baldo, Bianca — Québec solidaire (QS)


Question : Comment comptez-vous protéger les communautés minoritaires au Québec ?

Réponse : Le Pontiac et la vallée de la Gatineau comptent des communautés anglophones bien établies. La ville de Gatineau est le 2ème pôle d’immigration au Québec. Québec solidaire propose plusieurs mesures pour protéger les minorités linguistiques, sexuelles, religieuses et racisées. Pour la communauté anglophone de l’Outaouais, QS s'engage à respecter ses institutions déjà établies, notamment ses écoles. Le parti reconnaît et lutte contre le racisme systémique et institutionnel, et condamne les lois discriminatoires 21 et 94. Ses politiques en matière d'immigration valorisent les droits et la dignité humaine.


Question : Qu'est-ce que cela signifierait concrètement pour des institutions telles que les écoles?

Réponse : Québec solidaire propose un réseau d'écoles publiques pour tout le monde : chaque élève aura accès à une école publique réellement gratuite, sans sélection basée sur les notes ou les aptitudes. Personne ne sera exclu en raison de ses résultats scolaires ou de ses capacités. Les écoles de langue anglaise continueront donc d'exister et de faire partie du réseau public. Mais dans toutes les écoles publiques, anglophones comme francophones, la mixité socio-économique redeviendra la norme : des élèves de milieux socio-économiques différents se retrouveront à nouveau dans les mêmes écoles, comme c'était le cas auparavant. On rétablirait aussi le droit de travailler pour les femmes qui ont dû quitter ou renoncer à un emploi en éducation à cause du port de signes religieux.


Question : Selon vous, quel est l'avenir de la démocratie au Québec ?

Réponse : L'avenir de la démocratie au Québec dépend de la santé de ses médias et d'un système d'éducation à la citoyenneté démocratique fort. Dans le Pontiac, d’Aylmer à Fort-Coulonge, dans la Petite-Nation ou dans la Vallée de la Gatineau, cette réalité se vit concrètement : sans radios, journaux et autres médias locaux pour raconter ce qui se passe chez nous, les gens perdent un outil important pour s'informer et participer à la vie démocratique. Nos communautés méritent des médias locaux forts, capables de couvrir ce qui touche vraiment nos quartiers et nos cœurs villageois.


Question : Comment, selon vous, le gouvernement provincial devrait-il soutenir le journalisme et la pérennité des médias locaux ?

Réponse : Québec solidaire propose de créer un Fonds des médias du Québec, financé par une taxe de 75 millions de dollars par année sur les géants du numérique comme Méta et Google, et géré par un comité indépendant du gouvernement. Dans la région, on le voit clairement. The Equity, le journal du Pontiac depuis 1883, a été vendu en 2025 et pourrait cesser l'impression. Le Bulletin d'Aylmer peine à trouver le financement nécessaire pour offrir des copies imprimées. Le Journal Les 2 Vallées dans la MRC de Papineau et l’est de Gatineau a dû cesser ses activités. Le Droit, devenu numérique en 2023, connaît des difficultés similaires. Le Fonds des médias leur donnerait les moyens de poursuivre.


Cazas, Marcela — Parti québécois (PQ)

Pas répondu.


Fortin, André — Parti libéral du Québec (PLQ)


Question : Quelle est la principale priorité dont les résidents vous parlent lorsque vous faites du porte-à-porte?

Réponse : Les soins de santé. De loin, c’est l’enjeu numéro un que j’entends. Des aînés aux jeunes parents, des nouveaux arrivants aux résidents de longue date, l’accès aux soins de santé constitue la principale préoccupation dans la circonscription et dans la région.


Question : Comment comptez-vous répondre concrètement à cette priorité si vous êtes élu?

Réponse : Notre plateforme provinciale est ambitieuse en matière de soins de santé. Nous voulons mettre en place une plateforme publique de télésanté afin que les résidents puissent parler facilement et rapidement à un professionnel de la santé. Cette plateforme ne vise pas à remplacer les consultations avec un professionnel de la santé, mais plutôt à améliorer l’accès lorsqu’il s’agit de problèmes mineurs qui ne nécessitent pas de se rendre chez le médecin — par exemple, pour renouveler une ordonnance, ajuster une médication ou remplir des documents nécessitant une approbation médicale. Elle permettra également d’améliorer l’accès en temps opportun aux ressources en santé mentale. Plus important encore, nous nous attaquons à un problème qui touche particulièrement l’Outaouais : nous avons besoin de personnel. Notre région compte moins de travailleurs de la santé par habitant que toute autre région. Cela s’explique notamment par le fait que nous ne formons pas suffisamment de personnel localement et que nous en perdons plusieurs au profit de l’Ontario, qui offre des conditions de travail attrayantes. Le manque de personnel explique pourquoi nous avons les plus longs délais d’attente aux urgences et pour les chirurgies. Cet automne, le Cégep de l’Outaouais a refusé 112 candidats en soins infirmiers parce qu’il ne dispose pas de suffisamment de places. La CAQ a refusé son projet d’infrastructure au cours des cinq dernières années. Le Parti libéral du Québec entreprendra la construction du projet du Cégep afin de former davantage de travailleurs de la santé ici, dans la région. De plus, et c’est le point le plus important, le Parti libéral du Québec propose d’offrir aux travailleurs de la santé de l’Outaouais une rémunération équivalente à celle offerte en Ontario. Cette mesure est incontournable si nous voulons attirer et retenir du personnel dans notre région. L’Outaouais est une région différente et elle a besoin de solutions adaptées à ses besoins particuliers.


Question : Comment allez-vous protéger les communautés minoritaires au Québec?

Réponse : En protégeant les droits des Québécois. La protection des droits des minorités fait partie du rôle d’un député de Pontiac. Le Parti libéral du Québec croit fondamentalement qu’il n’est pas nécessaire de bafouer les droits de qui que ce soit pour protéger la langue française. Or, selon nous, c’est l’approche qu’a adoptée la CAQ au cours des huit dernières années.


Question : Concrètement, qu’est-ce que cela signifierait pour des institutions comme les écoles?

Réponse : La plus récente proposition de la CAQ et du PQ visant à empêcher les francophones de fréquenter les établissements d’éducation aux adultes et de formation professionnelle de langue anglaise doit être abandonnée. Aucune réglementation gouvernementale ne devrait empêcher quelqu’un d’avoir accès à l’éducation. Ce type de politique n’améliore pas la situation du français; il affaiblit simplement les institutions anglophones et empêche les étudiants adultes d’accéder au programme de leur choix dans notre communauté. De plus, nous supprimerions le plafond d’inscriptions dans les cégeps anglophones afin que le Collège Heritage puisse prendre de l’expansion au même rythme que le Cégep de l’Outaouais. Notre région est en croissance. Toutes nos institutions doivent pouvoir évoluer avec la population.


Question : Selon vous, quel est l’avenir de la démocratie au Québec?

Réponse : Le Québec dispose de tous les outils nécessaires pour avoir une démocratie saine et ouverte. Nous avons des institutions qui méritent d’être protégées, un gouvernement imputable et des médias indépendants. Mais nous ne pouvons pas tenir cela pour acquis. Les candidats ont un rôle à jouer dans le renforcement de notre démocratie, notamment en participant aux débats locaux et en répondant aux questions des journalistes locaux.


Question : Comment le gouvernement provincial devrait-il soutenir le journalisme et la viabilité des médias locaux?

Réponse : D’abord, en reconnaissant que les citoyens s’informent grâce aux médias indépendants et locaux. Ces médias rejoignent directement les citoyens dans de nombreuses communautés partout au Québec, comme ils le font ici, à Gatineau, avec le Bulletin. À ce titre, les médias indépendants et locaux devraient recevoir leur juste part de la publicité gouvernementale.


Mefleh, Mariana — Coalition avenir Québec (CAQ)

Quelle est, selon les citoyens, leur priorité numéro un lorsque vous faites du porte-à-porte pendant la campagne électorale ? Comment comptez-vous répondre concrètement à cette priorité si vous êtes élu(e) ?


Réponse : La santé, c’est clairement la priorité numéro un quand on cogne aux portes dans le Pontiac. Dans les milieux ruraux, l’enjeu est encore plus criant : quand on habite loin des grands centres, avoir accès à un CLSC, à une infirmière praticienne spécialisée (IPS) ou à des services de première ligne près de chez soi peut faire toute la différence. Notre gouvernement a déjà posé des gestes importants : des primes pour attirer et retenir le personnel, des investissements dans nos établissements et 70 M$ pour créer un Pôle Santé avec l’UQO afin de former davantage de professionnels ici et de les garder en région. On a aussi engagé les travaux préparatoires du futur hôpital sur le site d’Asticou. Mais il faut aller plus loin, particulièrement en milieu rural. On veut renforcer l’accès aux CLSC et aux services de première ligne dans les secteurs éloignés, notamment en élargissant le rôle des IPS et des autres professionnels. On veut également accélérer l’accès aux chirurgies et aux examens d’imagerie, notamment en ayant recours au privé lorsque les délais deviennent trop longs, sans frais pour les patients. Notre priorité a toujours été de poursuivre le rattrapage de notre région en santé et faire en sorte que les citoyens, qu’ils habitent à Gatineau ou à Campbell’s Bay, puissent avoir accès aux bons soins, au bon endroit et au bon moment.


Question : Comment comptez-vous protéger les communautés minoritaires au Québec ?

Nous sommes toujours vigilants afin de respecter les droits des minorités. Notre priorité, c’est de trouver le bon équilibre entre la protection de ces droits et le respect de nos valeurs communes au Québec. D’ailleurs, notre gouvernement a posé des gestes concrets, notamment en créant le poste de ministre responsable de la Lutte contre le racisme. Pour nous, chaque personne doit pouvoir participer pleinement à la société québécoise, dans le respect de ses droits et de nos valeurs communes. 


Question : Qu’est-ce que cela signifierait concrètement pour des institutions telles que les écoles ?

Concrètement, il faut d’abord s’assurer que nos écoles sont des milieux propices à l’apprentissage, et ça passe par le civisme et par des milieux exempts d’intimidation et de discrimination. Chaque élève doit pouvoir évoluer dans un environnement scolaire sain, indépendamment de son origine, de son orientation sexuelle, de ses croyances, de son sexe ou de son genre. La loi sur la laïcité dans le réseau de l’éducation vient d’ailleurs renforcer cette protection en interdisant notamment l’intimidation, la violence, la haine et la discrimination motivée par le racisme, l’orientation sexuelle, l’identité sexuelle, l’homophobie, un handicap ou une caractéristique physique. 


Selon vous, quel est l’avenir de la démocratie au Québec ?

Les valeurs démocratiques sont profondément ancrées dans la population du Québec. Notre système parlementaire permet à chaque citoyen de faire entendre sa voix et de choisir à la fois le gouvernement et la personne qui représentera les enjeux de sa région. Évidemment, comme société, nous devons continuer à protéger cette démocratie et à encourager la participation citoyenne. Nous souhaitons que le Québec conserve une démocratie forte, où l’ensemble de la population peut se faire entendre et participer aux décisions qui façonnent notre société. 


Question : Comment, selon vous, le gouvernement provincial devrait-il soutenir le journalisme et la pérennité des médias locaux ?

Nous sommes conscients des difficultés importantes que vivent les médias locaux, notamment avec la transformation numérique, la baisse des revenus publicitaires, les enjeux de distribution et de diffusion, auxquels s’ajoute le blocage des nouvelles par Meta et le déplacement des revenus publicitaires vers les grandes plateformes numériques. Les médias locaux et régionaux jouent un rôle essentiel dans notre démocratie : ils connaissent les réalités de nos communautés, informent la population et contribuent à la vitalité de nos régions. Notre gouvernement les soutient déjà, notamment par le programme d’aide au fonctionnement pour les médias communautaires, qui appuie la production d’information locale et régionale et l’adaptation numérique. Nous voulons continuer de soutenir nos médias, tout en respectant notre capacité de payer et, surtout, leur indépendance éditoriale.


Circonscription de Hull


Cannon, Sacha — Parti libéral du Québec (PLQ)


1. Priorités et préoccupations locales


a. Quelle est, selon les citoyens, leur priorité numéro un lorsque vous faites du porte-à-porte pendant la campagne électorale ?


Sans aucun doute, les services de santé. Tout le monde est touché, jeunes parents comme aînés, nouveaux arrivants comme résidents de longue date. C’est l’enjeu qui revient constamment, au porte-à-porte comme lors de mes visites dans les résidences pour aînés et retraités.


b. Comment comptez-vous répondre concrètement à cette priorité si vous êtes élu ?


L’urgence en Outaouais, c’est le manque de personnel. Nous avons moins de personnel de santé par habitant que toute autre région, parce qu’on n’en forme pas assez ici et qu’on en perd beaucoup au profit des conditions de travail ontariennes. C’est la raison de nos délais, les plus longs au Québec, à l’urgence comme en chirurgie. Ce déficit de plus de mille postes est appelé à se creuser vers près de trois mille d’ici 2032 avec l’arrivée du CHAU.


Cet automne, le Cégep de l’Outaouais a refusé 112 candidats en soins infirmiers, faute d’espace, et la CAQ bloque son projet d’agrandissement depuis cinq ans. Le Parti libéral du Québec lancera la construction de ce projet pour former plus de personnel soignant ici, dans la région.


Plus important encore, le PLQ propose, par une loi adoptée dès un premier mandat, la parité salariale avec l’Ontario pour le personnel du réseau public de la santé et des services sociaux de l’Outaouais, une parité maintenue dans le temps par indexation. C’est incontournable pour attirer et retenir le personnel. Notre région a besoin de solutions adaptées à sa réalité. J’en fais un engagement solennel.


Nous voulons aussi déployer une plateforme publique de télésanté sans rendez-vous. Ce n’est pas pour remplacer votre médecin, mais pour améliorer l’accès aux petits besoins (renouvellement d’ordonnance, ajustement de médication) et rendre les ressources en santé mentale plus rapidement disponibles.


En Outaouais, on paie nos impôts au Québec comme tout le monde. Il est temps qu’on reçoive les services auxquels on a droit.


2. Communautés minoritaires et institutions au Québec


a. Comment comptez-vous protéger les communautés minoritaires au Québec ?


En protégeant les droits de tous les Québécois. Défendre les droits des minorités fait partie de la description de tâche d’un député de l’Outaouais. Le Parti libéral du Québec croit fondamentalement qu’on n’a pas besoin de brimer les droits de qui que ce soit pour protéger le français. Or, c’est la façon de faire de la CAQ depuis huit ans. Chez nous, région bilingue et frontalière, la communauté d’expression anglaise est enracinée depuis des générations et fait partie de notre identité.


b. Qu’est-ce que cela signifierait concrètement pour des institutions telles que les écoles ?


Notre engagement est clair : maintenir les proportions actuelles des réseaux collégiaux francophone et anglophone, tout en préservant le libre choix des adultes quant à leurs études supérieures, selon les places disponibles. Concrètement, un adulte ne devrait pas se voir bloquer l’accès au programme de son choix. La récente proposition de la CAQ et du PQ, qui empêcherait des francophones de fréquenter la formation aux adultes et professionnelle en anglais, va à l’encontre de ce principe et doit être abandonnée.


Cette approche permet aussi à nos institutions, comme le Collège Heritage, de continuer d’évoluer avec la région. Il faut également protéger nos écoles anglophones, comme celles de la Commission scolaire Western Québec, de véritables piliers communautaires.


3. Démocratie et journalisme au Québec


a. Selon vous, quel est l’avenir de la démocratie au Québec ?


Le Québec a tous les outils pour avoir une démocratie ouverte et en santé : des institutions qui méritent d’être protégées, un gouvernement redevable et des médias indépendants. Mais on ne peut pas tenir cela pour acquis. Les candidats ont un rôle à jouer, en participant aux débats locaux et en répondant aux questions des journalistes d’ici. Il faut aussi rester vigilant face aux fausses nouvelles et à l’ingérence étrangère, des menaces bien réelles qui touchent toutes les grandes démocraties, et travailler avec le fédéral et les autres provinces pour les contrer.


b. Comment, selon vous, le gouvernement provincial devrait-il soutenir le journalisme et la pérennité des médias locaux ?


D’abord, en reconnaissant que les citoyens s’informent par des médias locaux et indépendants. Ils rejoignent directement les gens dans une foule de communautés du Québec, comme ici à Aylmer grâce au Bulletin. À ce titre, les médias locaux et indépendants devraient recevoir leur juste part de la publicité gouvernementale. Une presse locale forte, c’est une démocratie en santé.


Couturier, Anne-Marie — Parti conservateur du Québec (PCQ)

Pas répondu.


Fauteux, Paul — Parti québécois (PQ)

Pas répondu.


Forest, Mariève — Québec solidaire (QS)

Réponses similaires à Bianca Baldo (Pontiac).


Tremblay, Suzanne — Coalition avenir Québec (CAQ)

Réponses similaires à Mariana Mefleh (Pontiac).


Circonscription de Chapleau


Charron, Denis — Parti conservateur du Québec (PCQ)


Pas répondu.


Langevin, Michel — Parti libéral du Québec (PLQ)

Langevin, Michel — Parti libéral du Québec (PLQ)


Quelle est, selon les citoyens, leur priorité numéro un lorsque vous

faites du porte-à-porte pendant la campagne électorale ?


Le dossier qui semble prioritaires dans mes rencontres avec les citoyens est

clairement le dossier de la santé.   Après quelques milliers de portes visitées,

les gens nous racontent leur relation et leur déception lors d’événements

nécessitant des soins de santé à leurs proches.  Des histoires qui pour la

plupart relatent l’incapacité de nos professionnels de la santé de les prendre

en charge rapidement et avec efficacité.  Des histoires d’attentes à l’urgence

interminables.  Plusieurs nous disent qu’ils vont maintenant se faire soigner

en Ontario, d’autre au privé. 


Comment comptez-vous répondre concrètement à cette priorité si

vous êtes élu(e) ?


Le PLQ propose quelques mesures régionales qui vont améliorer l’accès aux

soins de première ligne en offrant la parité salariale a tout le personnel

soignant de la grande région de l’Outaouais, parité avec les travailleurs de

l’Ontario. La rétention du personnel est l’enjeu majeur au centre de la

problématique santé dans la région.  Ce qui nous manque ce sont des

infirmiers et infirmières. Aussi, nous mettrons en œuvre la construction d’un

quatrième étage au pavillon Felix Leclerc du Cégep de l’Outaouais dans un

premier mandat.  Cette année le Cégep a refusé 112 candidates qui voulaient

s’inscrire en soins infirmiers. La promesse de la CAQ de réduire le temps

d’attente aux urgences est un flop retentissant. Ainsi, nous pensons que la

télémédecine proposée par le PLQ serait une mesure appropriée pour réduire

le temps d’attente dans les urgences de la région. Dans certains cas d’ordre

mineurs, ce moyen permettrait plus facilement la consultation avec un

spécialiste de la santé, les statistiques révèlent que beaucoup trop de

patients se présentent à l’urgence parce qu’ils n’ont pas d’autres recours.

Comment comptez-vous protéger les communautés minoritaires au

Québec ?

​

J’estime qu’il faut cesser de se mettre en compétition avec les communautés

minoritaires de notre société.   Dans Chapleau, on me parle beaucoup du

français et de sa protection.   C’est important de protéger le français, mais il

ne faut pas pour autant diminuer les minorités.   Il y a une cohabitation

possible, un équilibre à atteindre, inutile de bafouer les droits des minorités

comme l’a fait la CAQ au cours des dernières années.

Qu’est-ce que cela signifierait concrètement pour des institutions

telles que les écoles ?


Nous, on estime que la promesse de la CAQ interdisant les étudiants

francophones de fréquenter une école anglophone au niveau collégial,

empêche des étudiants d’avoir accès à l’éducation.  À l’âge adulte, le rôle de

l’état doit promouvoir l’éducation et permettre à notre jeunesse d’ouvrir ses

horizons.  Le PLQ permettra aux étudiants collégiaux de choisir la langue

dans laquelle ils voudront poursuivre leur cheminement scolaire.

Selon vous, quel est l’avenir de la démocratie au Québec ?

Étant journaliste de formation, je considère qu’au Québec on est choyé.  Nous

bénéficions d’une réelle démocratie, mais aussi de médias traditionnels

indépendants. Je crois que l’on doit encourager le journalisme et les médias

dans tous les secteurs de la province et miser sur un processus démocratique

transparent. Il est important qu’en campagne électorale par exemple, que les

médias locaux offrent de l’espace journalistique aux candidats de tous les

partis afin de permettre à la population de faire un choix plus éclairé en vue

des élections. 


Comment, selon vous, le gouvernement provincial devrait-il soutenir

le journalisme et la pérennité des médias locaux ?


J’observe les difficultés soulevées au sein de plusieurs médias locaux,

difficultés à survivre dans un monde en constante évolution.  Il Faut que les

médias locaux obtiennent leur juste part des investissements publicitaires

des gouvernements, mais aussi des appuis financiers via des programmes

gouvernementaux.  Les médias ont pour mission de mettre à l’avant-plan des

moyens, des plateformes innovantes pour assurer une meilleure qualité de

leur produit mais aussi de leur information.  Et dans quel cas, il faudra que les

gouvernements soutiennent ces derniers pour préserver la neutralité

journalistique mais aussi notre démocratie.



Lévesque, Mathieu — Coalition avenir Québec (CAQ), sortant


Réponses similaires à Mariana Mefleh.

Voir la fiche à Mariana Mefleh.


Maltais, Meixia — Parti québécois (PQ)

Pas répondu.


Pansanel, Doryan — Québec solidaire (QS)


Réponses similaires à Bianca Baldo (Pontiac).


Circonscription de Papineau


Gauthier, Linda — Coalition avenir Québec (CAQ)


Réponses similaires à Mariana Mefleh (Pontiac).

Kadri, Michel — Parti conservateur du Québec (PCQ)

Pas répondu.


Millette, Isabelle — Parti québécois (PQ)

Pas répondu.


Renaud, Benoît — Québec solidaire (QS)

Réponses similaires à Bianca Baldo (Pontiac).


Sabourin, Isabelle — Parti libéral du Québec (PLQ)

Pas répondu.









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